Conseils de pro pour apprendre la propreté à son chiot

Ça y est, mini Max est enfin arrivé, on accueille notre nouveau chiot à la maison, c’est la fête ! Et on sait que l’apprentissage de la propreté doit se faire dès son arrivée. Oui, un chiot n’est pas propre tout de suite, c’est normal. Oui, il faut être patient, oui, il y aura des petits accidents, oui, il faut les prendre avec détachement. Mais oui, il y a tout à fait moyen que tout se passe bien. Comment faire, et aussi que ne pas faire ? Voici les réponses d’une pro !

Interview d’Adeline Westerling • Coach canin spécialisée en comportement

Vos courses faciles ?

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Conseils de pro pour apprendre la propreté à son chiot

Ça y est, mini Max est enfin arrivé, on accueille notre nouveau chiot à la maison, c’est la fête ! Et on sait que l’apprentissage de la propreté doit se faire dès son arrivée. Oui, un chiot n’est pas propre tout de suite, c’est normal. Oui, il faut être patient, oui, il y aura des petits accidents, oui, il faut les prendre avec détachement. Mais oui, il y a tout à fait moyen que tout se passe bien. Comment faire, et aussi que ne pas faire ? Voici les réponses d’une pro !

Interview d’Adeline Westerling • Coach canin spécialisée en comportement

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L’interview d’Adeline

Pourquoi le chiot n’est pas propre quand il arrive à la maison ?

« Lorsque le chiot vient au monde, son système nerveux est totalement immature. Il ne doit sa survie qu’à la présence de sa maman et aux 4 réflexes dits primaires. Un de ces réflexes, le périnéal, permet au chiot d’éliminer les selles et l’urine lorsque la chienne lui lèche le ventre et la zone située sous la queue. À la 3ᵉ semaine de vie, la mère continue à stimuler l’élimination chez ses chiots, mais ils apprennent peu à peu à se retenir pour faire leurs besoins hors du nid. Instinctivement, la chienne mange les excréments de sa progéniture pour garder la tanière propre, mais peu à peu les jeunes chiots prendront l’habitude de faire leurs besoins loin des lieux où ils dorment et mangent… Le chiot bien sevré a donc appris à ne surtout pas souiller sa couche et à déjà des notions de propreté, mais c’est l’humain qui prendra le relais dans l’apprentissage en profondeur : tout comme un enfant en bas âge, le chiot n’arrive pas à se retenir les premiers mois de sa vie, c’est normal. »

C’est toujours le cas ? « Parfois, certains chiots arrivent déjà quasiment propres dans leur famille. Certains éleveurs leur ont en effet donné un accès totalement libre vers l’extérieur, par où la mère sortira pour se soulager : ses petits l‘ont suivie et ont déjà pris quelques de bonnes habitudes par imitation. Mais l’apprentissage continuera quand même à la maison ! »

À quel âge un chiot est-il complètement propre ?

« Chaque chiot est différent tout comme chaque humain ! L’apprentissage de la propreté se fait dès son arrivée à la maison et est variable d’un chiot à un autre. Il faut beaucoup de patience, de cohérence, de douceur et travailler à son rythme. À 2 mois, un chiot sait se retenir plus ou moins 2 h, 3 h à 3 mois, 4 h à 4 mois, et contrôler son sphincter à environ 6-7 mois. Il est donc tout à fait normal qu’il ne soit pas propre avant ses 8 mois. Si dépassé les 8 mois, il est malpropre, n’hésitez pas à consulter un vétérinaire afin d’écarter toutes causes médicales puis un comportementaliste afin d’en trouver la cause et régler le trouble éducatif et/ou comportemental. »

Un chiot n’est pas propre avant ses 8 mois… et il le sera avec compréhension, patience et douceur.
Un chiot n’est pas propre avant ses 8 mois… et il le sera avec compréhension, patience et douceur.
Un chiot n’est pas propre avant ses 8 mois… et il le sera avec compréhension, patience et douceur.

Les étapes d’Adeline

Diviser son espace

« Définissez les différentes pièces principales ou une seule pièce, comme la cuisine, qui sera l’espace ou les espaces de vie de votre chiot. Divisez cet espace en 3 zones bien distinctes pour lui, comme le lui a appris sa maman lors de ses premières semaines de vie : la zone de repas et d’eau, la zone de repos et la zone d’élimination. Ces 3 zones doivent être relativement bien éloignées les unes des autres.

Privilégiez un endroit carrelé, comme la cuisine, afin que ce soit plus facilement nettoyable et gérable émotionnellement. Si vous souhaitez limiter les dégâts lorsque vous ne pouvez pas l’observer, anticiper ou être à ses côtés, comme la nuit, vous pouvez opter pour un parc canin le temps qu’il soit propre ou investir dans une simple barrière de sécurité pour lui empêcher l’accès à l’étage. Laissez-le découvrir, gambader et accéder aux autres pièces en votre présence. »

Vive les petites balades !

« Emmenez votre loulou en balades de minimum 20 minutes (maximum 30) idéalement toutes les 2 h à 2 mois, toutes les 3 h à 3 mois et au minimum toutes les 4 h à 4 mois. Le chiot est en pleine découverte de la vie et de ce qui l’entoure. Ses sens sont mobilisés par tellement de stimulations et d’informations auditives, visuelles et olfactives qu’il sera plus concentré à découvrir et à gérer cette avalanche d’info qu'à faire ses besoins… et risque donc d’oublier. À peine rentré, rassuré d’être dans un environnement connu et apaisé, l’excitation retombée, il pourra alors enfin se détendre et relâcher ses sphincters. Il faut donc privilégier des promenades fréquentes et courtes, et attendre un peu avant d’entrer dans la maison. »

Anticiper les moments clés

« Observez votre loulou et anticipez les moments clés où son organisme et son transit se mettront naturellement en route, par une balade ou en le mettant au jardin. Si votre chiot se trouve dehors au moment où il doit se soulager, il le fera donc sur place. Plus il se soulagera à l’extérieur, plus il en prendra l’habitude et cherchera naturellement à aller à l’extérieur. Ces moments clés sont :

  • après une séance de jeu,
  • après une sieste,
  • après avoir mangé et bu,
  • avant la nuit, juste avant le coucher,
  • après la nuit, au réveil. »

Détecter les signes

« Il faut prendre le temps de connaître et d’observer votre chiot. S’il commence à renifler par terre et tourner en rond, c’est que c’est le bon moment. Soyez dans les starting blocks ! Préparez donc toujours votre veste, vos chaussures, sa laisse et votre banane à friandises pour être plus rapide que votre ombre. Voici quelques signes d’alerte :

  • s’éloigner
  • renifler au sol
  • tourner sur lui-même
  • gémir/pleurer
  • déambuler dans la maison
  • … »

Lui apprendre le bon endroit

« Indiquez-lui directement le sol approprié pour se soulager : idéalement de l’herbe ou de la terre. Pourquoi ? Votre chien cherchera alors naturellement un petit coin de verdure pour se soulager, cela vous évitera par la suite de devoir ramasser ses excréments sur le trottoir. Désignez un endroit précis dans votre jardin si vous faites ce choix. »

La clé : 3 récompenses capitales !

« En balade, suivez-le de près, en respectant son intimité, pour être près de lui lorsqu’il se soulage. Récompensez-le bien à chaque fois pour qu’il comprenne qu’il est en train de faire quelque chose de très bien, que vous êtes extrêmement fier de lui. À chaque microgoutte, renforcez bien avec ces 3 types de récompenses, c’est capital !

  • 1 : félicitez-le d’une voix très enjouée, sans crier, par des paroles chaleureuses et très encourageantes.
  • 2 : câlinez-le pour renforcer la récompense vocale.
  • 3 : terminez par une petite friandise. »

Rester zeeeeeeen et patient

« Il faut partir du principe que votre chiot est en plein apprentissage et que la malpropreté est normale. Cela permet de rester cool, et prendre du recul. En effet, l’énervement lorsque vous retrouvez urine ou déjection à l’intérieur a un impact psychologique énorme sur l’apprentissage de la propreté. Votre loulou lit en vous comme dans un livre ouvert et éponge toutes vos émotions ! Il ne comprendra pas votre colère face à la présence de miction et défécation, votre réaction pourrait provoquer chez lui un état anxiogène. Faites preuve de patience et apprenez-lui tout en douceur, avec cohérence, à son rythme et de manière la plus détachée possible ! »

Avoir la chance de lui montrer directement

« S’il fait ses besoins devant vous à l’intérieur, soulevez-le doucement dans l’action, quitte à avoir 3 gouttes sur le plancher (rappelez-vous le détachement émotionnel) et déposez-le très calmement dehors. Si vous avez l’impression de l’avoir interrompu, il terminera ses besoins dehors, ce qui renforcera encore plus l’apprentissage. Si par contre, vous avez l’impression qu’il a fait tout ce qu’il devait faire à l’intérieur, restez tout de même encore quelques instants avec lui dehors au cas où, puis rentrez ensemble. »

Bannir la punition et autres fausses idées !

  • « Ne jamais réagir si vous ne le surprenez pas sur le fait. Le chien vit dans le présent. La réaction, le ‘’non’’, doit donc avoir lieu au moment du comportement, sans quoi le chien ne fait plus l’association entre votre réaction et le comportement en question. Cela pourrait rompre la confiance entre votre fidèle compagnon et vous.
  • Ne lui mettez surtout pas la truffe dans ses propres déjections dans le but de lui “apprendre” !
  • Ne lui supprimez surtout pas l’accès à l’eau la nuit, car cela ne changera absolument rien à l’apprentissage de la propreté et pourrait avoir des répercussions médicales sur son organisme. Mettez donc des gamelles d’eau nuit et jour en suffisance et à volonté ! »

Le petit ''plus'' d’Adeline ?

« Lors de l’adoption de votre loulou, l’idéal serait de pouvoir prendre 1 ou 2 semaines de congé pour travailler et finaliser l’apprentissage de la propreté, mais aussi commencer les autres apprentissages importants… et ainsi partir sur de bonnes bases pour 10 à 15 ans de bonheur ! »

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